Si
la caricature suscite le plaisir de la reconnaissance de ce
que pourtant elle défigure, elle doit jouer, à
la différence du mime, non sur le mimésis,
mais sur des dissemblances, des métaphores et des
équivalences grâce auxquelles le caricaturé
reste reconnaissable ... Bien que jouant sur le trivial, cet
art s'interdit le réalisme. Par sa stylisation des
formes, la caricature fut même en occident le modèle
d'art le plus surréaliste: il doit frapper l'esprit
au premier coup d'oeil et par les traits les plus simple.
Il s'ensuit qu'il tarda à être considéré
comme un art et fut souvent traité comme un divertissement
par ceux-là même qui sy adonnèrent.
PIERRE
MURAT (1998)