Le
dessin est la plus complète, la plus rapide, la seule
universelle des langues inernationales. Il a la langue même
d'un pays; il en a la physionomie. Du bon sens à l'exagération,
de la discrétion à l'outrecuidance, de la meilleure
foi à la pire, les goûts, les instincts, les
ambitions les plus cachées, que la plume retiendrait,
fusent dans un coup de crayon. Et tout cela ayant traversé
les frontières est mis devant nos yeux par le seul
traducteur insoupçonnable d'erreur, de faiblesse ou
de partialité : l'objectif photographique ...
PIERRE
D'ESPEZEL (1926)