En 1892,
Caran d'Ache publie " Carnet de chèques
" inspiré par un scandale d'Etat : " L'affaire
du Canal de Panama ". L'album raille l'affairisme des
milieux bourgeois et politiques.
En
1895,
Caran d'Ache participe à la revue " Le
Rire ".
Il illustre entièrement 3 numéros spéciaux.
- Le premier sur la tactique militaire.
- Le second sur la guerre des Boers en Afrique du Sud
- Le troisième en 1902 sur le voyage du Président LOUBET
en Russie.
Il débute également sa collaboration au quotidien "
Le Figaro
". Il publie dans ce journal tous les lundis, pendant une dizaine
d'années, un dessin inspiré de l'actualité.
Ces pages seront reprises en albums sous le titre "
Les lundis de Caran d'Ache ".
En
janvier 1898,
Emile Zola publie son célèbre
" J'accuse " pour dénoncer le procès et la
condamnation du Capitaine Dreyfus.
Caran d'Ache avec la collaboration de Forain fonde en février
le journal " Psst
! "
. Ce journal, qui comptera 85 numéros entièrement composés
de dessins de Forain et Caran d'Ache, fait preuve d'un antisémitisme
virulent et s'accompagne d'une défense farouche de l'honneur
militaire.
En
1902,
" L'Assiette au Beurre ", journal
qui véhicule une idéologie d'extrême gauche voire
anarchiste et dont un des thèmes dominant est l'antimilitarisme
rend hommage au talent d'artistes de Caran d'Ache, en lui offrant
de publier un numéro spécial intitulé :
" Ferblanterie ", qui raille
la course aux médailles et décorations (Caran d'Ache
était particulièrement amer de ne pas être décoré
de la Légion d'Honneur !)

Caran d'Ache dans son atelier
Caran
d'Ache meurt en 1909 à 50 ans. Ses dessins et son atelier sont
dispersés en vente publique à l'Hôtel Drouot.