La
crise politique porte alors au pouvoir une coalition des gauches avec
le ministère Waldeck-Rousseau. C'est
enfin la révision du procès Dreyfus, avec successivement
sa grâce en septembre 1899, puis sa réhabilitation en
1906 avec remise de la Légion d'honneur.
Durant
dix années " l'Affaire Dreyfus " a bouleversé
le monde politico-économique de l'époque, battu en brèche
les valeurs traditionnelles militaires et religieuses, mais elle a
surtout, et c'est l'objet principal de notre propos, contribué
à asseoir un pouvoir nouveau et redoutable : celui de la presse
d'opinion.
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Coucou
le voilà!
"La Vérité sort de son puits"
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C'est
à cette époque que Léon Daudet, l'un des chefs
de file des antidreyfusards, fustige Alfred Dreyfus au lendemain de
sa dégradation publique, en termes extrêmement violents
; il s'exprime dans les colonnes du "Figaro" du 6 janvier
1895.
C'est dans les colonnes de "l'Aurore" en janvier 1898, qu'Emile
Zola engagera la contre-attaque des dreyfusards.
D'autres parutions se lanceront dans la polémique, et finiront
par diviser l'opinion publique, au début indifférente,
en deux camps rivaux acharnés.
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Le
commandant Forzinetti (Remettant les housses) : Eh ben,
elle est gaie, leur vie de château !
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C'est
également en février 1898
que Caran d'Ache et Forain, commencent la publication de leur revue
" Psst...! ", à caractère
antidreyfusard. Nous avons choisi d'en extraire quelques dessins signés
Caran d'Ache, en précisant bien qu'il ne nous appartient pas
de juger sur le fond mais sur le trait
afin de prouver que le
dessin de presse,
la caricature, sont parfois des armes redoutables
qui peuvent être mises
au service des bonnes comme des mauvaises causes.
Nous sommes là, bien loin du " petit dessin "!