Les
Moyens de Locomotion
Daumier
à vu naître les chemins de fer en même temps que
les omnibus et les fiacres qui sillonnaient Paris, les bateaux sur
la Seine ou sur la Marne, les ballons captifs, tout ce qui servait
alors de moyen de locomotion.
Le chemin de fer frappa évidemment son imagination. Daumier
y vit la rencontre, baroque ou cocasse, due au hasard, de personnes
ne se connaissant pas et qui auraient souhaité, le plus souvent,
ne pas cohabiter pour la durée d'un voyage.
La
première image traduit la bousculade d'une foule qui se jette
dans les compartiments sans aucun respect des convenances. La seconde
nous montre un bourgeois type cherchant à obtenir les faveurs
du chef de train afin de voyager dans les meilleures conditions qu'il
croit dues à son rang.
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Le
sans-gêne : bien campé au milieu de la banquette
un bourgeois enfume son infortunée compagne de voyage,
qui tente de se réfugier vers la fenêtre sans oser
dire mot.
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Le
sans-gêne
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La
méfiance
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La
méfiance : les deux
personnages ont pris leurs distances et s'épient du coin
de l'oeil.
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Ici
une huile sur toile sur laquelle Arsène Alexandre souligna:
"un résumé complet de la vie humaine, avec tout
son bagage de détresses et de tares, de joies déçues
et géhennes qui obligent aux résignations fatalistes."

Dans
ce wagon de troisème classe, Daumier a représenté
un moment de vie ordinaire: devant une frise de têtes plus animée,
le peintre a installé au premier plan trois figures immobiles,
visiblement harassées et qu'un long trajet a sans doute davantage
épuisées encore.
Daumier
livre une image universelle de l'habitant de la métro-pole
moderne, de la solitude des foules et de la solitude dans la foule.