DAUMIER témoin critique de son temps 6
   
 
FESTIVAL DE SURESNES
8ème FESTIVAL DE LOUVIERS
Démocratiquement Croqués 2004
SALON I-EXPO
LA FECO FRANCE
 
 


Les Moyens de Locomotion

Daumier à vu naître les chemins de fer en même temps que les omnibus et les fiacres qui sillonnaient Paris, les bateaux sur la Seine ou sur la Marne, les ballons captifs, tout ce qui servait alors de moyen de locomotion.



Le chemin de fer frappa évidemment son imagination. Daumier y vit la rencontre, baroque ou cocasse, due au hasard, de personnes ne se connaissant pas et qui auraient souhaité, le plus souvent, ne pas cohabiter pour la durée d'un voyage.

La première image traduit la bousculade d'une foule qui se jette dans les compartiments sans aucun respect des convenances. La seconde nous montre un bourgeois type cherchant à obtenir les faveurs du chef de train afin de voyager dans les meilleures conditions qu'il croit dues à son rang.

 

Le sans-gêne : bien campé au milieu de la banquette un bourgeois enfume son infortunée compagne de voyage, qui tente de se réfugier vers la fenêtre sans oser dire mot.

Le sans-gêne

 

 

La méfiance

La méfiance : les deux personnages ont pris leurs distances et s'épient du coin de l'oeil.

Ici une huile sur toile sur laquelle Arsène Alexandre souligna: "un résumé complet de la vie humaine, avec tout son bagage de détresses et de tares, de joies déçues et géhennes qui obligent aux résignations fatalistes."

Dans ce wagon de troisème classe, Daumier a représenté un moment de vie ordinaire: devant une frise de têtes plus animée, le peintre a installé au premier plan trois figures immobiles, visiblement harassées et qu'un long trajet a sans doute davantage épuisées encore.

Daumier livre une image universelle de l'habitant de la métro-pole moderne, de la solitude des foules et de la solitude dans la foule.

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