TEMOINS DE LEUR TEMPS : ALFRED
GREVIN
Dans
cette rubrique nous retrouverons régulièrement des oeuvres
et des commentaires sur les plus grands artistes qui nous ont précédé
dans l'accomplissement d'un Art qui nous passionne et nous réunit
aujourd'hui.
Nous sommes à votre disposition pour répondre dans la
mesure du possible à toutes les questions que vous voudrez
bien nous poser sur leurs biographies; nous recevrons avec plaisir
toutes les informations et réflexions que vous jugerez utile
de nous apporter.
Ainsi, nous essaierons de mieux comprendre la vie et l'uvre
de ces Maîtres de l'expression graphique.
Parfois nous rendrons justice à quelques autres, moins connus
certes, mais dont le talent nous paraît à la hauteur
des plus illustres.
Biographie
ALFRED
GREVIN
1827 - 1892

1827 Naissance à Epineuil (Yonne)
1847 Dessinateur aux chemins de fers
de Lyon
1859 Caricaturiste dans de nombreux journaux,
dont :
- Le Gaulois
- Le Journal Amusant
- Petit journal pour rire
- Le Charivari
1869 Fonde avec Adrien HUART : " L'Almanach
des Parisiennes "
(19 parutions annuelles)
1882 Fonde à Paris le musée
de figures de cire internationalement connu sous le nom de
Musée GREVIN
1892 Meurt à Saint-Mandé
(Val de Marne)
La
Presse de l'époque:
"Grévin
avait adopté une très particulière silhouette
de femme, pimpante et sémillante, grêle de formes, à
l'il prompt, au nez troussé, à la mine hardie,
en laquelle il avait pour ainsi dire incarné l'aventure parisienne.
Qu'il la dessinât à la plume ou au crayon, qu'il la représentât
seule ou accompagnée d'un bout de légende malicieuse,
on saisissait à première vue le modèle et la
signature.
Il en avait fait un type, un caractère du temps, une expression
de mode fort significative.
Un GREVIN ! On reconnaissait dans ce seul mot l'élégance
moderniste, l'allure engageante, la grâce coquette assaisonnée
d'un grain de perversité, le chic enfin qui en était
le cachet habituel
"
Frédéric Loliée: "
La Nouvelle Revue
" 1er Janvier 1892
"
Grévin fut le poète de la Parisienne moderne, dont il
sut, mieux que personne, fixer la piquante silhouette.
(
) Ce petit peuple enjuponné du Paris des rues, c'est
le bien propre de Grévin. Il a su en fixer d'un trait les allures
provocantes, en souligner d'un mot cinglant comme un coup de cravache,
l'insouciance bohême et la cynique naïveté. Qui
n'a dit en voyant passer une d'elles : Un GREVIN ! "
" Les Annales
": 15 Mai 1892