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Une dernière histoire qui retrace bien le contexte dans lequel évoluait Alfred Grévin. Elle relate les mésaventures d’un jeune provincial qui "déboule" à Paris pour " entrer en association dans le commerce de son oncle Bidard " et décide de "se payer une nuit de plaisir". Il y laissera ses premières illusions et une partie de ses économies au bal masqué de l’Opéra. C’est à l’époque un thème récurrent. Des
prétendus "pays" vont s’amuser de lui en lui accrochant
un écriteau avec ces mots :
Successivement
il se fera plumer par un domino noir Pitanchu concluant en ces termes : - Je puis bien, se dit-il, venir en aide à une habitante de Pithiviers; elle appartient sans doute à la haute société de l’endroit. Autre mésaventure avec un domino rose qui prétendra sous le masque être Jeannette, la fille de l’épicier de Pithiviers : - Ciel ! seriez-vous Jeannette, la fille de l’épicier, qui s’est enfuie après notre aventure? Elle l’injurie : - Pourquoi ces injures? - Parce que dix-huit mois après, je veux dire huit mois, j’étais mère à cause de vous!… Et faisant mine d’être dans une misère noire pour élever la prétendue fille de Pitanchu, elle parviendra à soutirer trente francs à ce dernier, avant de se perdre dans la foule. - C’est fort extraordinaire se dit Eustache tout rêveur, il faut venir à l’Opéra pour avoir des aventures de ce genre-là. D’autres "pays" masqués entraineront le malheureux dans une nuit de débauche, lui qui ne boit pas; au petit matin il sera réveillé dans un des cabinets du restaurant Brébant, par la présentation d’une addition salée:
- Comment ! je dois quinze louis, s’écrie Pitanchu dégrisé par la présentation de la note à payer. Et soixante et onze francs que j’ai dépensé hier au bal, cela fait une jolie somme… -
Si j’avais pensé être si connu à Paris,
je ne serais pas allé à l’Opéra. |